jeudi, août 17, 2017

Le FNL dénonce un complot fou de l'Etat Burundais

Catégorie : NEWS

Mise en garde au parti-Etat, CNDD-FDD, contre un plan de décapitation des FNL

Bien que le Parti-État burundais, le CNDD-FDD, s’engouffre fièrement, tel un diable, dans les confins de l’abîme, hypothéquant vie, espoir et avenir des millions de burundais sans défense, sa junte militaire ne cesse de clamer paix, sécurité et prospérité à qui veut l’entendre.

En effet, aucun jour ne passe sans que de paisibles citoyens ne soient abusivement arrêtés puis illégalement et inhumainement emprisonnés s’ils ne sont systématiquement éliminés ou portés disparus. Après de monstrueuses tortures, des corps sans vie des personnes secrètement enlevées voire arrêtées publiquement sont retrouvés sans vie ligotés et jetés dans des rivières, ruisseaux ou marécages depuis la prise du pouvoir de Nkurunziza. On ne compte plus le nombre de veuves et d’orphelins, d’handicapés et de traumatisés de ladite junte sur les collines du Burundi. Un climat malsain de peur et de méfiance règne dans tous les ménages du Burundi, les liens d’amitiés et les rapports et apports des partenaires du Burundi sont embrouillés, l’essentiel des apports financiers étrangers suspendus depuis 2015.Le pays sombre de plus en plus dans la barbarie la plus sauvage et son gouvernement, telle une montre sans aiguille, a perdu le sens de la vie et de toute logique car, malgré la gravité de la situation, il ne sort que pour semer la confusion et la désinformation, cultiver la tension ethnique et valider son incapacité à pacifier et bâtirune société prospère. En conséquence, une pauvreté endémique et une délinquance sans mesure à l’instar du désœuvrement des jeunes imbonerakure à la solde d’un parti en manque de cohérence devient un mode de vie tandis que la fierté nationale demeure un rêve.

A la lumière de cette triste réalité, le régime en place jubile dans le sang versé à longueur de journée surfant sur un modèle mafieux de corruption et d’impunité érigé en mode de gouvernement. Au moment où les autres nations s'activent pour éradiquer la pauvreté et faire triompher les objectifs du millénaire pour le développement en s’inscrivant dans la promotion et la garantie du droit, de la santé et de la prospérité de tous, sous les cieux burundais l’on s’active malheureusement à la promotion, au développement et à l’entretien d’une dictature féroce mû par un Parti-État. Nous déplorons ici la passivité de ceux-là même sensés aider le pays à sortir de cette barbarie du 21ième siècle et appelons chacun à assumer ses responsabilités devant l’histoire.

Comme les plus zélés de ladite junte ne cessent de l’assumer publiquement, tout obstacle doit être anéanti afin d’asseoir une fois pour toute la dictature du Parti-État. C’est dans cette logique que des menaces de mort et/ou d’emprisonnement pour des raisons purement farfelues et grossièrement montées de toutes pièces ne cessent de peser sur le leader charismatique des Forces Nationales de Libération (FNL), et Premier Vice-président de l’Assemblée Nationale, l’Honorable Agathon RWASA considéré principal obstacle du régime. Et pour objet de cause, décapiter et détruire définitivement les FNL afin de mieux entretenir un régime de terreur.

Cet acharnement est historique. En guise de rappel, le parti FNL est au cœur de la politique burundaise dès le milieu des années 80 à nos jours. Il s’est toujours montré intraitable à toutes les fois que le peuple burundais a été privé de ses droits les plus sacrés. Ceci lui a valu l’acharnement le plus féroce à travers les trois décennies de son engagement au côté des opprimés. Avec des moyens taillés aux exigences de la nation burundaise, le Parti FNL a su démontrer, à différentes époques, une maturité sans égal, un patriotisme passionné et une compréhension du remède à la problématique burundaise portés par un projet puissant sur le plan tant social, politique qu’économique. Le peuple l’a compris, le peuple l’a porté, le peuple le portera! La junte est mal partie, la junte se retrouve sans arguments, elle s’est radicalisée et n’en démord point. Aujourd’hui plus qu’hier, celle-ci ne ménage aucun effort pour saper toute aspiration à la cohésion nationale, à l’émergence d’un État de droit par le biais d’une démocratie anthropocentrique prônée par le FNL et son chef historique l’Honorable Agathon RWASA.

En conséquence, toute discordance est réprimée dans les larmes et dans le sang. Des étudiants des facultés burundaises qui ne peuvent plus d’un système éducatif défaillant, en passant par les fonctionnaires injustement traités pour cause d’une gouvernance mal conçue et tordue, jusqu’aux magistrats, représentants de la société civile et confession religieuse, les membres des forces de l’ordre, tout aspirant à la plus haute fonction de l’État ou tout curieux à la gestion de la chose publique, riche ou pauvre, intellectuel ou pas, hutu comme tutsi, nul n’est épargné. C’est une dictature sans nom. Mais le cas du Premier Vice-président de l’Assemblée Nationale, l’Honorable Agathon RWASA mérite une attention particulière.

Tenez, depuis 1994 à la fin de la deuxième moitié de la dernière décennie, des combats faisaient rages entre les FNL et le régime de l’époque, et entre les FNL, les FDD et la junte de l’époque quelques années après. Les burundais espéraient que tous les belligérants avaient fini par comprendre que le coup de la paix n’était pas seulement dans la force des muscles. Que du débat démocratique dans un environnement républicain pouvait être une force beaucoup plus efficace pour répondre à une aspiration politique. Qu’une parole donnée est une parole tenue, qu’un contrat est sacré mais surtout que l’histoire nous avait suffisamment appris.Mais hélas, seul le CNDD-FDD restera éternellement dans la brousse. Il n’aura jamais su se dépasser, ni s’approprier des leçons du passé ou surtout honorer la parole donnée et l’espoir suscité par la saga de pourparlers pour la paix et la réconciliation. Malgré la contribution historique des FNL aux efforts de paix et de stabilité du Burundi des deux dernières décennies jusque récemment à son entrée à l’Assemblée Nationale, le Parti au pouvoir ne cesse de démontrer sa détermination à l’effacer de la scène publique. Alors que l’entrée à l’Assemblée Nationale de son Excellence Agathon RWASA avait suscité beaucoup d’espoir pour nos concitoyens. Par manque de maturité politique de ces maquisards,  cela a sonné comme un coup de glas. Dès le lendemain des élections de 2005, Nkurunziza s’est activé à l’élimination politique et physique de ses adversaires au chef desquels, l’Honorable Agathon RWASA, le seul domaine où le régime a prouvé sa passion. Nul n’oubliera le morcellement du parti FNL téléguidé par le même régime (affaire Gatayeri, Randa, Kenese, Habimana, Miburo, Bigirimana, Nzabampema, Bagaya, Nibizi, et récemment Banyikwa), les simulacres de justice au tour du dossier Banyamurenge monté de toutes pièces en décembre 2014, l’attentat ciblé contre son épouse en mars 2015 et l’élimination systématique de ses proches tandis que des plans de son élimination physique ne cessent d’être déjoués.  En ce sens, un nouveau plan est en cours. Celui-ci vise son balayage de la vie politique soit par une élimination physique, par un emprisonnement arbitraire ou par un exil forcé d’ici le 20 avril 2017. La junte s’active sur plusieurs fronts. D’un côté, un commando de la mort fait de tireurs d’élite est à pied d’œuvre et n’attendrait que le signal d’ « Abo hejuru – ceux d’en haut, la haute hiérarchie » le jour venu. D’un autre côté, un dossier judiciaire se peaufine et n’attendrait que l’arrestation suivie de l’inculpation de l’Honorable Agathon RWASA pour rébellion, troubles à l’ordre public et pour crimes de tout nom. Comme par hasard, une réunion des chefs d’États de la sous-région, initialement prévue en date du 04 avril 2017 à Bujumbura, vient d’être reportée  manu militari pour fin avril. Le régime espère ainsi un nouveau report de ladite réunion ou une sortie décomplexée une fois le véritable obstacle évincé.

C’est dans cette démarche irréfléchie, que le général NDAYISHIMIYE Evariste, vient de trouver une nouvelle taupe, un certain Banyikwa Adolphe, son nouvel instrument pour venir en soutien au fameux porte-parole du pouvoir Bigirimana. Ceci démontre une fois de plus que le régime peine à enterrer les FNL malgré les moyens colossaux déployés depuis 2003. Ainsi donc, pour en finir une fois pour toute avec tout héritage FNL, le CNDD-FDD a décidé de fédérer toutes ces taupes qui jadis agissaient isolement autour de Banyikwa Adolphe. Il croit ainsi apporter du sang nouveau, une force nouvelle, espérant réussir ce qui leur avait toujours laissé du fil à retordre. Ce nouveau noyau est alors formé  de Banyikwa Adolphe, Bigirimana Jacques, Bagaya Alfred, Nibizi Isidore et Nshimirimana Jonas. Ces derniers auraient pour mission d’organiser une fausse rébellion afin de l’attribuer à l’Honorable Agathon RWASA pour procéder, avant le 20 avril 2017, à son arrestation ou autrement justifier son assassinat. Des recrutements  de faux maquisards s’observent déjà dans certains coins du pays et des attaques armées sont prévues avant le  20 avril 2017.

Le Parti FNL met en garde le CNDD-FDD contre toute récidive à la situation déjà précaire et l’appelle à assumer toute sa responsabilité. S’il prétend être rejeton du Frodebu de Ndadaye Melchior,  lâchement assassiné en octobre 1993, il serait le mieux placé pour savoir qu’aucun peuple ne peut tolérer infiniment l’oppression. Par ailleurs, il sait pertinemment que la mort de Ndadaye Melchior a été signée par les mêmes qu’aujourd’hui ayant une mauvaise appréhension de la démocratie, n’ayant jamais ou mal appris de l’histoire et égoïstes. En planifiant l’assassinat de l’Honorable RWASA, le régime Nkurunziza ignore qu’il planifie son apocalypse personnelle.