vendredi, juillet 28, 2017

Déclaration du FNL sur la situation politico-sécuritaire au Burundi

Catégorie : NEWS

Déclaration du Parti FNL sur la situation politico-sécuritaire au Burundi

Notre chère patrie, le Burundi, sombre chaque jour de plus en plus dans les abîmes des

ténèbres suite à l’irresponsabilité inégalée, le manque de vision de ses gestionnaires actuels.

En effet, la lumière de chaque jour qui se lève dévoile un film des pires tragédies comme le

Burundi n’en a jamais connues! Il n’y a aucun jour qui passe sans que de paisibles citoyens,

particulièrement les membres de notre parti FNL, ne soient abusivement arrêtés, déshumanisés, torturés, emprisonnés, s’ils ne sont pas systématiquement éliminés ou portés

disparus. Nous observons que depuis la prise des commandes du CNDD-FDD par le commando du Général Ndayishimiye Evariste, la situation n’a fait que s’empirer. Des corps

sans vie des personnes secrètement enlevées voire arrêtées publiquement sont retrouvés sans

vie ligotés et jetés dans des rivières, ruisseaux ou marécages à travers tout le pays. On ne

compte plus le nombre de veuves et d’orphelins, d’handicapés et de traumatisés de ladite junte

au pouvoir sur les collines du Burundi. Un climat malsain de peur et de méfiance règne dans

tous les ménages du pays.

Le parti FNL saisit encore une fois cette occasion pour informer la communauté tant nationale

qu’internationale, que depuis un certain temps nous sommes en possession d’informations

fiables, que le pouvoir en place à Bujumbura s’emploie, une fois de trop, à déstabiliser et

détruire le leadership de notre parti, dont ci-après les préparatifs:

1. Leur laboratoire des malheurs prépare un coup de massue à asséner au parti FNL, car ils pensent que les coups précédents n’ont pas produit l’effet escompté, vu que le FNL reste et est toujours débout, comme un seul homme. Les peines qu’ils nous font endurer nous rendent plus déterminés qu’avant. Dans leur sale besogne de déstabilisation du parti des FNL, ils croient avoir trouvé l’arme secrète fatale, qu’ils prévoient de fédérer nos détracteurs actuels et passés autour de M. Banyikwa Adolphe, dont Bigirmana Jacques, Nibizi Isidore, Bagaya Alfred et Nhimirimana Jonas. Leur mission serait de fomenter une rébellion et lancer des attaques de grande envergure dans les provinces de Cibitoke, Bujumbura et Makamba et ailleurs avant le 20 avril de ce mois, que l’on attribuerait ensuite à S.E Hon. Agathon RWASA, pour ensuite l’inculper et/ou l’éliminer physiquement. Mais ils devraient se rappeler qu’en arithmétique, l’addition ou la multiplication de plusieurs « zéros » donne toujours le

même résultat!

2.  C’est dans cette logique que des menaces de mort et /ou d’emprisonnement pour des

raisons farfelues et grossières montées de toute pièces ne cessent de peser sur notre

leader charismatique des Forces Nationales de Libération (FNL), et Premier Viceprésident

de l’Assemblée Nationale, Honorable Agathon RWASA. Et pour objectif sous-table, décapiter et détruire la tête pensante des FNL afin que le CNDD-FDD s’assure la mainmise sur tout le pays et ainsi enterrer une fois pour toute la démocratie chèrement acquise et convoitée par tant de Burundais. Il va de soi que notre parti condamne avec fermeté toute tentative du gouvernement à vouloir changer la constitution, et partant enterrer l’accord d’ARUSHA, qui avait permis aux burundais de commencer à se réconcilier doucement. Ce n’est ni l’heure, ni le moment propice de vouloir jouer les princes de Machiavel, au moment où l’on devrait plutôt s’employer à cogiter sur divers plans de relance du développement et d’assainissement de la coopération tant régionale qu’internationale mise à mal par l’attitude belliqueuse du régime causant un lourd préjudice à la population qui souffre d’une famine sans nom.

3. Au lieu de tout cela, il s’observe partout dans le pays des arrestations en cascade de paisibles citoyens, en majorité des militants FNL, qui par des membres de la triste milice présidentielle Imbonerakure, qui par des policiers, qui par des agents du SNR, si pas par la coalition des trois ensemble. Nous demandons à savoir comme tant d’autres citoyens, quel est l’organe administratif dont dépendent ces Imbonerakure, qui leur autoriserait à agir de la sorte en toute illégalité et impunité et ainsi se substituer aux corps de police, seul habilité à remplir pareille mission. Pour illustration, pour la seule semaine du 20 au 26 mars, nous déplorons une soixantaine de membres FNL kidnappés, arrêtés, ou assassinés par le service national de renseignement épaulé par les Imbonerakure et la police à travers tout le pays.

4.  Pour toutes ces personnes qui ont, ou succombent chaque jour sous les coups de la machine meurtrière du pouvoir en place, le parti des FNL plaide pour que toutes les responsabilités soient établies et que les coupables soient traduits en justice un jour.

Au regard du dessein macabre peint par le CNDD-FDD, le Parti des FNL appelle tous

les Burundais, les BANAMARIMWE en particulier à rester vigilants, à ne pas succomber à quelque manipulation que ce soit, à ne pas céder à l’intimidation. Il nous faut rester très serein et resserrer nos rangs pour barrer la route à tous nos détracteurs. Unis nous vaincrons!

5.  Le moment est venu d’interpeller M. Nkurunziza, bien qu’exerçant un pouvoir illégal

et illégitime, à prendre ses responsabilités devant l’histoire, à sortir de son silence et

prendre le courage à deux mains pour mettre fin à cette politique de la terre brûlée et

juguler ce fléau actuel d’insécurité incessante et croissante. Le peuple burundais aspire

à vivre en paix et en harmonie, et ne mérite pas les souffrances que lui inflige l’actuelle tyrannie. Nous nous permettons de croire que tous le monde dans ce système n’est pas méchant, et interpellons par l’occasion ceux des miliciens imbonerakure, des militants du CNDD-FDD, des policiers encore de bonne foi, des juges, etc, à se manifester et à se désolidariser d’avec ceux qui leur imposent à faire du mal à leurs concitoyens ; pour le salut de tout un peuple! Au cas contraire, ils seront comptables de complicité et seront tout autant responsables devant le tribunal de l’histoire, qui ne tardera de le juger.

6. Nous ne saurions clore notre propos sans transmettre nos sincères remerciements à toute la communauté internationale dans l’ensemble qui reconnait désormais que les militants FNL sont persécutés par le régime de Bujumbura, leur demandons encore une fois, notamment à l’union africaine et à la communauté Est-africaine (EAC) de faire plus d’efforts pour faire pression maximale au président Nkurunziza et, à l’UE de maintenir les sanctions actuellement infligées au gouvernement. Nous exhortons aussi la CPI à accélérer les enquêtes sur les cas déjà lui transmis par le parti FNL à travers le collectif des Avocats et leur assurons que d’autres cas serons présentés incessamment.

Nous leur demandons aussi de faire des enquêtes sur tous les crimes commis depuis la prise du pouvoir du CNDD-FDD en 2005, car se limiter à la crise de 2015 serait insuffisant et frustrerait nombre de burundais qui ont souffert du système du CNDDFDD depuis leur prise de pouvoir. Nous nous adressons avant de terminer aux Nations Unies et les encourageons à passer au chapitre VII de la Charte des Nations Unies pour venir protéger le peuple burundais et alléger leur souffrance. Nous n’aimerions pas assister à une communauté qui viendrait pour nous aider à pleurer après l’apocalypse imminente annoncée fin d’année dernière par le président lui-même lors des sa croisade de fin d’année. Nous vous saurions bien gré d’agir à temps et vous exhortons à ne pas vous fatiguer avant l’aboutissement de votre mission, celle de rester au chevet du peuple burundais qui souffre tant, jusqu’à son parfait épanouissement.

Fait à Bujumbura, le 01 avril 2017

Pour le parti FNL,

Aimé MAGERA, porte parole